Aller au contenu
GaraturionEnfanceMon enfant est précoce: comment l’accompagner ?

Mon enfant est précoce: comment l’accompagner ?

Mais que faire lorsque, dès la naissance, le cerveau ne se développe pas tout à fait dans les « normes », comme c’est le cas pour le haut potentiel intellectuel ? Car c’est bien de ce dont il s’agit avec ce profil cognitif. Bien heureusement, de plus en plus de livres traitent également du sujet. Sur internet, les sites et blogs fleurissent. Tous répondent à une demande croissante. Je le vois bien aussi en cabinet, les parents s’inquiètent et cherchent des réponses, ou plus exactement, des solutions.

Je ne prétends pas que cet article sera la réponse complète à vos questions. Si de nombreux ouvrages se sont attachés à y répondre en plusieurs centaines de pages, je n’ai aucune prétention à vous le faire croire en un seul article. Le sujet est bien trop vaste. Je vous propose simplement dans cet article de reprendre les sujets d’interrogations que je rencontre le plus fréquemment au cabinet.

Qu’est ce que le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) ?

Pour répondre à cette question il est nécessaire, avant toute chose, de se mettre au clair sur la sémantique :

  • « Surdoué »,
  • « Précoce »,
    • « Enfants Intellectuellement Précoces (EIP) »,
    • « Haut Potentiel Intellectuel (HPI) »,
  • « Douance »,
  • « Zèbre ».

Voici les synonymes que vous pourrez retrouver pour évoquer le même phénomène. Par contre, certains termes sont plus anciens que d’autres.

  • « Surdoué » n’est plus d’actualité. Il est très stigmatisant et créé beaucoup d’attentes de la part de l’entourage. Si on est surdoué alors, logiquement, on doit savoir tout faire parfaitement ! De plus, il suggère, à l’opposé, que d’autres sont « sous-doués »

Qu’est-ce qu’être sous-doué ? Dites-moi.

  • De la même manière, « Précoce » et EIP ne sont plus des termes préférentiellement utilisés par les spécialistes. On y préfère celui de Haut Potentiel Intellectuel qui suggère mieux que le haut potentiel est présent mais qu’il peut ne pas s’exprimer. En effet, le fonctionnement intellectuel de ces personnes est particulier, il fonctionnement selon une pensée en arborescence. Cette logique de pensée n’est pas si simple à exploiter. Selon la façon dont ces personnes vont être accompagnées au cours de leur développement, ils vont pouvoir maîtriser ou non ce fonctionnement de pensée et donc exprimer ou non leur plein potentiel.

Vous voyez donc bien que parler de Précocité est un abus de langage.

  • La « douance » est un terme canadien utilisé principalement pour caractériser la pensée des adultes.
  • Enfin, le mot « zèbre » est un terme plus populaire et léger qui permet de mettre en lumière l’aspect multi-facettes de ces personnes à haut potentiel intellectuel.

Cela étant plus clair :

Lorsque le Quotient Intellectuel d’un enfant/adulte est au-delà de 130, alors on parle de haut potentiel intellectuel/de douance.

Vous me direz….qu’est-ce que le QI et pourquoi on se base là-dessus ?

Le Quotient Intellectuel (QI)

Le QI est une mesure de l’efficience intellectuelle, reconnue et validée. Le test de QI (plus exactement l’Échelle de Wechsler) évalue les habiletés cognitives de l’individu, c’est-à-dire sa capacité à raisonner, l’efficacité du fonctionnement intellectuel.

Le QI moyen est de 100. Un score entre 115 et 130 montre de bonnes compétences intellectuelles, alors qu’un score au-delà de 130 montre de très hautes compétences intellectuelles significatives d’un haut potentiel. Seulement 2% de la population présente un QI total supérieur à 130 et 0,13%, un QI total supérieur à 145.

Le profil cognitif des personnes à haut potentiel est donc un profil rare dans la population générale. On ne rencontre pas des profils à haut potentiel à tous les coins de rue. Et pourquoi ? Et bien parce que le cerveau de ces profils de personne est différent de celui de monsieur et madame tout le monde. Il est maintenant démontré que les personnes qui présentent un haut potentiel ont une densité de neurones deux fois supérieure à la moyenne dans certaines régions de leur cerveau, et également des gaines de myéline plus épaisses. Cela leur permet de traiter un plus grand nombre d’informations plus rapidement et plus efficacement.

  • Pour les adultes, le test d’évaluation du QI s’appelle la WAIS (Weschler Adult Intelligence Scale)
  • Pour les enfants de 6 à 16 ans et 11 mois, le test s’appelle la WISC (Weschler Intelligence Scale for Children)
  • Pour les enfants de 2 ans et 6 mois à 7 ans et 7 mois, le test s’appelle la WPPSI (Weschler Preschool and Primary Scale of Intelligence)

A partir de 7 ans, les principales structures cognitives sont en place. Le QI est assez stable dès lors sur toute la vie. Je vous conseille donc d’attendre cet âge-là, si vous le pouvez, avant de faire passer un test aussi conséquent à votre enfant. Un test fait à l’âge de 5 ans risque de devoir être réalisé de nouveau à l’âge de 7 ou 8 ans.

Les résultats obtenus à l’Échelle de Wechsler sont des données précieuses de compréhension du fonctionnement intellectuel. Il est donc d’une extrême importance de rencontrer un professionnel compétent pour faire passer ce test. ATTENTION donc à qui vous vous adressez pour cela.

Un bilan (neuro)psychologique peut être proposé par :

  • Un psychologue scolaire. La proposition paraît alléchante, passer ce test avec un psychologue au cœur même de l’école où les problèmes sont le plus souvent observés. Toutefois, ces psychologues ne sont pas dans l’obligation de rendre un rapport écrit aux parents, car faisant partie de l’éducation nationale; ce qui est bien embêtant en termes de transmission de l’information. Heureusement, de plus en plus de ces psychologues acceptent de rendre une trace écrite, si vous acceptez de ne pas être trop pressés;
  • Un psychologue faisant parti d’une institution comme le CMP, CMPP. L’aspect positif réside dans l’équipe pluridisciplinaire qui peut ouvrir l’œil clinique des praticiens. Malheureusement, les demandes sont si nombreuses que les psychologues réalisent de plus en plus de prises en charge et de moins en moins de bilans;
  • Un psychologue faisant parti d’un Centre de Référence en troubles des apprentissages. Ces entités peuvent se retrouver rattachées à un centre hospitalier, ou bien en cabinet privé où plusieurs professionnels libéraux spécialisés se regroupent ;
  • Des psychologues ou neuropsychologues en cabinet libéraux.

Je vous recommande en priorité de vous adresser à un centre de référence en troubles des apprentissages. Ces professionnels sont spécialisés dans le domaine et régulièrement formés, ils sauront créer les meilleures conditions d’évaluation mais aussi les meilleures interprétations des données récoltées. Dans les autres cas, vous aurez plus de risques de tomber sur un professionnel peu formé aux bilans.

Faire passer un bilan, c’est tout un art ! Petit conseil, si vous ne pouvez faire autrement que de passer par un psychologue en libéral, tournez-vous plus vers un neuropsychologue, qui a reçu une formation plus étoffée autour de la passation des tests et de leur interprétation, ou alors demandez directement au professionnel en question s’il a reçu une formation spécifique dans la passation des bilans dans les derniers mois ou années.

A noter que la mesure du QI ne fait pas tout. Elle est relative, elle se fonde uniquement sur l’évaluation des habiletés cognitives. Or, l’intelligence est plus que ça. Comme le définit Grégoire (2000), l’intelligence est la capacité complexe ou globale de l’individu d’agir dans un but déterminé, de penser rationnellement et d’avoir des rapports efficaces avec son environnement.

En conséquence, il se produit une dyssynchronie interne entre la sphère cognitive et la sphère affectivité :

Cette précocité du développement des fonctions intellectuelles conduit souvent à des particularités sur le versant affectif/ émotionnel. Cela s’appelle une dyssynchronie interne entre le versant cognitif et le versant émotionnel.

Il faut comprendre que les habiletés cognitives et affectives se développent précocement car le rythme de développement du cerveau est plus rapide. Les gaines de myéline qui entourent les neurones, et qui se chargent de transmettre l’information nerveuse, se construisent plus rapidement et deviennent plus denses. Le boom de développement de ce qu’on appelle la substance blanche (la myéline) a lieu vers l’âge de 7 ans environ pour une grande partie de la population. Chez les enfants à haut potentiel ce boom est observé plus tôt. Ces enfants ont ainsi accès à des capacités de raisonnement plus rapidement, mais aussi accès à des habiletés affectives telles que l’empathie, la notion de justice.

Le problème arrive à ce moment-là. Si les enfants à haut potentiel ont des compétences précoces, ils ne bénéficient pas encore d’un bagage d’expériences assez grand pour pouvoir prendre du recul sur elles. Ils ne parviennent pas à correctement filtrer les informations.

Lorsque ces deux habiletés se développent progressivement, l’enfant a le temps de vivre des expériences qui lui permettent petit à petit de savoir différencier le jeu de la réalité, le réel de l’irréel; ils apprennent grâce à cela à filtrer les évènements du réel pour ne pas qu’ils les envahissent trop. Les enfants à haut potentiel ont plus de difficulté à mettre en place ce filtre car tout va trop vite.

Ils peuvent alors montrer :

  • Une difficulté à contrôler leurs émotions,
  • Une intolérance à l’injustice,
  • Une intolérance à la frustration,
  • Une difficulté à interagir avec leurs pairs,
  • Une sensation de marginalité,
  • Une hypersensibilité
Un petit point sur l’hypersensibilité :
  • L’hypersensibilité émotionnelle chez l’enfant ou adulte à haut potentiel n’est pas une conséquence directe de la maturation précoce du cerveau. Elle est une conséquence. Ce filtre, dont je parlais plus haut, explique cette hypersensibilité émotionnelle. En l’absence, ou devant la faible efficacité, de ce tampon entre le monde cognitif et le monde affectif, les émotions sont vécues de manière intense.
  • L’hypersensibilité ne comprend pas que l’hypersensibilité émotionnelle. On peut aussi trouver des profils présentant une hyperesthésie. Celle-là, par contre, est une conséquence directe de la maturation du cerveau. Il s’agit d’une hypersensibilité de l’ensemble des cinq sens. Les organes des sens envoient beaucoup d’informations au cerveau et celui-ci les traite toutes. Ce sont des enfants/adultes qui ressentent de façon trop intenses certains bruits, certains goûts, ou encore certaines sensations au toucher.

Cela peut même amener certains zèbres à être synesthètes, c’est-à-dire qu’ils vont exploiter un sens à l’aide d’un autre. Par exemple, certaines personnes peuvent « voir » une musique en l’associant à des couleurs.

La stimulation intellectuelle du haut potentiel

Notez bien qu’avoir de bonnes capacités intellectuelles n’est pas nécessairement synonyme de haut potentiel. Il est possible d’avoir de très fortes compétences intellectuelles sans pour autant présenter un profil cognitif « hors normes ». Non seulement, les personnes fortes à l’école le doivent souvent à leur investissement dans leurs études, mais en plus les personnes à haut potentiel ne réussissent pas nécessairement à l’école.

Les personnes à haut potentiel ont plutôt tendance à subir leur fonctionnement intellectuel. Leur pensée en arborescence les ballade de questions en questions, de sujet de curiosité en sujet de curiosité, de jeux en jeux. Ces enfants/adultes ont tendance à se laisser porter par le cours de leur pensée qui a la capacité de rapidement raisonner et donc de vite passer à autre chose. On dit que ces enfants ont besoin de stimulation intellectuelle à l’école pour ne pas s’ennuyer. Oui et non. Ils ont besoin, comme n’importe qui, d’avoir un apport en nouvelles connaissances. Nous nous ennuyons tous lorsque nous sommes obligés de suivre un enseignement pour lequel nous avons déjà toutes les connaissances. Mais ils ont également besoin d’apprendre à contrôler leur fonctionnement intellectuel et de persévérer dans une tâche.

Etre stimuler intellectuellement suggère un éveil de l’intérêt, un entraînement, et surtout un approfondissement des compétences intellectuelles. Cette stimulation intellectuelle amène à une plus grande maîtrise des performances cognitives. Parfois, proposer à un enfant à haut potentiel d’approfondir une leçon qu’il pense être trop simple est un bon exercice de stimulation intellectuelle.

Les signes du haut potentiel au cours du développement :

Cette liste n’est pas exhaustive, j’y présente les principaux traits retrouvés chez ces personnes. Elle vise à vous sensibiliser à ce type de profil si particulier. Retenez aussi que tous les individus sont uniques donc aucun HPI ne se ressemble. Une liste descriptive peut vous aider à y voir plus clair mais elle ne peut être pas être une référence indiscutable, que l’on applique à tous.

Si vous vous posez des questions, seul un professionnel spécialisé, ayant développé son œil clinique, pourra vous accompagner avec plus de certitudes.

Dès la naissance :

  • Fixation et saccades oculaires rapides, le nouveau-né est vif, dans l’interaction, le regard percutant.
  • Avance de la maturation motrice avec une disparition précoce des réflexes archaïques, une acquisition rapide de la tenue assise et de la marche.
  • Concentration intense, avec une attention longue sur des activités qui présentent de l’intérêt
  • Intégration de nouvelles informations en permanence

De 2 à 6-7 ans :

  • Développement précoce du langage, du vocabulaire, et des notions de temps et de spatialité. Ces enfants accèdent plus rapidement à la fonction symbolique du langage. Ils peuvent alors raisonner plus précocement et accéder à des niveaux d’analyse des situations que des enfants de leur âge ne parviennent pas encore à faire.
  • Accès à la lecture accéléré.
  • Retards sur le plan graphomoteur (de l’écriture manuscrite) qui peuvent se présenter.
  • Envie d’apprendre et d’aller à l’école mais désillusion dans la rencontre avec le système d’apprentissage.
  • Décalage avec les enfants de son âge et rapprochement d’avec les enseignants.

De 6-7 ans à 11-12 ans :

  • Développement rapide du raisonnement et de la déduction.
  • Sensibilité à l’injustice.
  • Préfère travailler seul, se dirige vers une forme d’indépendance pour éviter de se confronter au décalage d’avec ses pairs.
  • Recherche du contact avec les adultes.
  • Ennui prononcé à l’école qui peut se traduire par une instabilité psychomotrice.

Fabrice Bak présente dans son livre un tableau récapitulatif des caractéristiques de l’enfant doué. Je vous invite à le consulter pour aller plus loin.

L’adolescent :

  • Des difficultés scolaires apparaissent en raison d’une absence de motivation dans les apprentissages scolaires. « A quoi ça sert ? »
  • Sensation d’isolement social avec une difficulté d’identification aux ados de son âge.
  • Dans la relation sentimentale, soit l’ado l’évite de peur de se mettre à nu, se révéler tel qu’il est, et souffrir ou ressentir des émotions qui le dépasseraient, soit la relation sentimentale est recherchée comme vecteur de normalisation ; avoir un/une copain/copine est socialement valorisé.
  • Impression que personne ne comprend et ne peut aider, les parents ne sont plus des repères fiables.

L’adulte :

Traiter de l’adulte à haut potentiel mériterait d’être fait dans un article entièrement dédié à ce sujet. J’y reviendrai dans un futur proche.

Comment aider un enfant précoce ?

L’aide que vous pouvez apporter à un enfant à haut potentiel n’est pas forcément si différent que celle que l’on peut apporter n’importe quel autre enfant. Parfois, il ne sert à rien de chercher compliqué. Votre enfant est un individu en devenir, il doit être accompagné en tant que tel et pour cela :

  • Observer-le, parlez avec lui, posez-lui des questions pour le connaître à travers ses yeux à lui (et non à travers les vôtres). De cette manière vous pourrez vraiment savoir ce qui l’anime, ses points forts, ses points, ce dont il a conscience et ce qu’il ignore. Toutes ces informations sont d’un grand intérêt pour pouvoir valoriser votre enfant lorsque nécessaire ou l’encourager avec les mots/actes qui vont l’impacter personnellement.

Il arrive que ces enfants s’isolent socialement. Cela peut déplaire à certains parents, apeurés de leur devenir, et qui les forcent à jouer à des jeux collectifs. Cela n’est pas utile. Je dirais au contraire que ça dessert tout le monde. Votre enfant peut se sentir encore plus isolé en ne parvenant pas à s’insérer et vous allez renforcer son sentiment d’incompréhension au sein même de sa sphère familiale. Par contre, en connaissant ce qui l’anime, vous pouvez agir plus finement.

Sur ce même thème, je me rappelle d’un petit garçon qui adorait les mangas. Nous avons trouvé avec ses parents un festival dédié aux mangas. Ce jour-là, comme par magie, ce garçon n’a eu aucun problème pour se faire des copains.
Voici le genre d’expérience qui renforce l’estime et les habiletés sociales.

  • Gardez un cadre ferme à la maison. Cela ne veut pas dire qu’il faut être un tortionnaire d’autorité. Cela veut dire que les règles que vous décidez d’adopter à la maison doivent être tenue, pas de dérogations à chaque occasion pour éviter les crises. Ce cadre est important car il joue une part conséquente dans la phase de construction du fameux filtre. Si vous relâchez constamment votre cadre, dites-vous que le filtre va mettre encore plus de temps à se construire.
  • Accompagnez-le à exprimer ses émotions et à prendre conscience des sensations qu’elles créent dans le corps. Ces enfants qui sont très cérébraux, qui intellectualisent beaucoup, ont besoin de revenir dans leur corps. Quand on se centre sur notre corps, on sent que les émotions sont plus labiles, plus souples; et c’est normal, une émotion ne dure que 3 seconde physiologiquement parlant. C’est notre pensée qui entretient le désagréable en nous !
  • Explorez votre propre façon d’être et de réfléchir car, le haut potentiel, c’est souvent une affaire de famille. Pour bien accompagner votre enfant, commencez par savoir si vous êtes dans le même cas que lui.
  • Travaillez aussi sur votre légitimité d’adulte et de parent. Les enfants à haut potentiel donnent le sentiment de tester leurs parents, ça fait partie de leur processus de pensée. Dans ce cas de figure, certains parents peuvent perdre pied et prendre en grippe leur enfant car ils sentent trop attaqué. Ces configurations laissent des séquelles ensuite dans la qualité du lien parents/enfants. N’oubliez pas que votre enfant cherche uniquement à grandir et à comprendre le monde qui l’entoure. Accompagnez-le en ce sens. S’il vous poser des questions auxquelles vous n’avez pas directement la réponse, et bien trouvez pour lui la personne qui peut les avoir. Voilà ce que c’est qu’être un accompagnant/éducateur pour son enfant : nous n’avons pas la science infuse, nous ne connaissons pas tout, mais nous pouvons lui montrer comment trouver des solutions à chaque problème.

Existe-t-il des écoles/lycées spécialisés pour les enfants Haut Potentiel ?

Ah ! Le grand dilemme ! Il existe en France des écoles et lycées où certaines classes accueillent spécifiquement des enfants à haut potentiel. Sont-elles la solution miracle ? La réponse est dans la question, n’est-ce pas ? La solution miracle n’existe pas.

Il n’existe pas d’écoles idéales pour aucun enfant qui soit. Comme le dit Olivier Revol : « la meilleure école pour un enfant à haut potentiel, c’est celle du bout de la rue, celle de la proximité, qui lui permet d’être en lien avec ses parents ».

Notez dans ce que dit Olivier Revol que ce qui est primordial pour le bien-être de l’enfant à l’école, est la qualité du lien qui va exister entre l’enfant, ses parents, et le système scolaire. Ce lien va permettre à l’enfant de se confier quand les choses peuvent ne pas aller à l’école pour telle ou telle raison. Il va permettre de chercher ensemble les meilleures solutions. Ceci est un moyen efficace pour fonctionner à l’école.

Les écoles spécialisées seraient, à priori, plus sensibilisées à l’importance de ce fonctionnement. A priori. Il existe une barrière entre la théorie et la pratique.

Pour aller plus loin, les livres à consulter :

Les auteurs les plus réputés sont :

Version autobiographie :

  • Mathilde Monaque : Trouble tête.
  • Vincent Thibodeau : Tronche de zèbre. Ma vie d’enfant précoce.

Version enseignant :

  • Cecile Stanilewicz et Gabrielle Sebire : Avec lui c’est compliqué ! Vivre avec un enfant précoce, l’aider à grandir et réussir.
  • Jean-Daniel Nordmann : L’enfant surdoué. Une proposition pédagogique.
  • Jean-Marc Louis : Mon enfant est-il précoce ?

Version psychologues :

  • Jean-Charles Terrassier : Guide pratique de l’enfant surdoué. Repérer et aider les enfants précoces ou les enfants précoces.
  • Arielle Adda : Adultes surdoués, Trouver sa place au travail et s’épanouir (co-écrit avec Thierry Brunel) ou L’enfant doué ou Psychologie des enfants très doués.
  • Jeanne-Siaud-Facchin ; L’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir. Ou Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué.
  • Olivier Revol, Roberta Poulin, et Doris Perrodin : 100 idées et + pour accompagner les enfants à haut potentiel.
  • Christel Petitcollin : Mon enfant pense trop, l’accompagner dans sa surefficience.
  • Monique de Kermadec : L’adulte surdoué à la conquête du bonheur ou L’enfant précoce aujourd’hui. Le préparer au monde de demain.
  • Tessa Kieboom : Les défis de l’adulte surdoué, ou Accompagner l’enfant surdoué.

1 commentaire pour “Mon enfant est précoce: comment l’accompagner ?”

  1. Voici les associations vers lesquelles vous pouvez vous tourner afin d’être accompagné(es) : l’ANPEIP (Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces), l’AFEP (Association Française des Enfants Précoces) et la Mensa France.

Les commentaires sont fermés.